Si le concept foucaldien d’esthétique de l’existence revêt incontestablement une dimension éthique, en quoi s’agit-il cependant d’une véritable esthétique ? La pensée de Foucault ouvre-t-elle la voie de l’esthétique de l’existence vers une « existentialisation de l’esthétique », selon laquelle chaque sujet est non seulement appelé par le jeu des formes à une transformation de soi, mais également à façonner son regard sur autrui, en lui prêtant forme ? Et quel rôle y joue la notion de « beau », entre conformisme et transformation ? À partir de Foucault et de la littérature contemporaine, en particulier de l’écriture de Maylis de Kerangal, on tâche d’apporter quelques éléments de réponse.
Ost, I. (2026). « “Princes du sensible”. De la responsabilité esthétique de la littérature ». In Mees Martin, Ost Isabelle, Sabot Philippe (ed.), Esthétique de l’existence. Généalogies à partir de Michel Foucault (pp. 221-242). Les Impressions nouvelles. https://hdl.handle.net/2078.5/279102