(fr) Un collectif de psychiatres et psychologues américains a récemment suggéré que Donald Trump présenterait les signes cliniques d’une psychopathologie. À lire la série d’articles – de qualité variable – qui en découle, voilà l’homme affublé de quasiment tous les troubles possibles et imaginables : paranoïaque, schizophrène, personnalité narcissique, maniaque, etc. Rappelons toutefois ce principe déontologique très simple et fondateur de nos professions cliniques : l’on ne peut se prononcer à propos d’une personne que l’on n’a pas rencontrée – par manque de connaissance – et, si on l’a rencontrée, l’on ne peut rien en dire pour des raisons éthiques et déontologiques. Il ne semble pas usurpé d’affirmer qu’enfreindre l’un de ces deux prescrits correspond à un exercice illégal de la médecine ou de la profession de psychologue.
Englebert, J. (2017). Qualifier Trump de malade mental : un manque de respect pour les malades mentaux. Le Soir, 1(1), 20-21. https://hdl.handle.net/2078.5/178551 (Original work published 2017)