Le facteur religieux, instrument de politique étrangère ? L'Église orthodoxe russe dans les relations extérieures de l'État soviétique (1917-1991)

(2024)

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Authors
Supervisors
de Wilde d'Estmael, Tanguy
Abstract
(fr) Religion officielle dans la Russie des tsars, l’Église orthodoxe fut violemment persécutée par un pouvoir soviétique désireux d’éradiquer toute trace de croyance dans le pays. Mais le patriarcat de Moscou se trouva également engagé dans une collaboration active avec le régime communiste, allant jusqu’à devenir, après la Seconde Guerre mondiale, non seulement une « Église d’État dans un État antireligieux » mais encore un acteur majeur de la politique étrangère de l’URSS. Fondée sur un corpus documentaire étendu, la thèse analyse ce processus complexe d'« échange politique » entre acteurs en apparence antagonistes, mettant en évidence l'instrumentalisation d'une « force profonde » telle que la religion en tant que moyen d’influence (« soft power ») d'un État athée. Cette étude présente ainsi un cas d’école géopolitique tout en explorant la singularité épistémologique de ce mariage idéologique « contre-nature ». L'objectif sous-jacent est de saisir le rôle de l'institution religieuse comme variable de politique étrangère et, potentiellement, comme facteur explicatif des dynamiques de relations internationales.
Affiliations

Citations

Model, S. (2024). Le facteur religieux, instrument de politique étrangère ? L’Église orthodoxe russe dans les relations extérieures de l’État soviétique (1917-1991). https://hdl.handle.net/2078.5/31786