Le ressort de la vie morale est l'amour incarné, le pouvoir-être de la vie, en tant qu'il permet à l'être humain de durer dans l'adversité, d'habiter les conditions sensibles de son existence et d'y imprimer un sens. Pour Fichte, la valeur sémantique de la religion de l'action morale résulte de ce que la religion est disposition cognitive à historiciser l'exigence éthique grâce au postulat pratique de la possibilité d'une effectuation sensible de la morale comme forme de vie.
Maesschalck, M. (1995). La religion dans la Staatslehre de Fichte. Science et Esprit, 47, 117-139. https://hdl.handle.net/2078.5/157127 (Original work published 1995)