Les ostéonécroses des mâchoires (ONM) sont décrites depuis 2003, d’abord après prise de bisphosphonates, puis de dénosumab, autre anti-résorbeur osseux (ARD). Récemment, d’autres molécules telles les agents antiangiogéniques, les thérapies ciblées et les immunomodulateurs ont été mises en cause dans l’apparition d’ONM. Toutefois, l’ONM liée à l’immunothérapie est rarement décrite. Quelques rares cas sont décrits après traitement par anti-TNF-α (infliximab, adalimumab) et plus rarement après anti-PDL1 (pembrolizumab). Nous décrivons le premier cas en relation avec un anti-IL-12/IL-23 (ustékinumab) dans le cadre du traitement d’une maladie de Crohn, sans antécédant de traitement par ARD.
Massaad, J., & Magremanne, M. (2022). Ostéonécrose des mâchoires secondaire à un traitement par ustekinumab pour une maladie de Crohn. 57ème Congrès de la Société Française de Stomatologie, Chirurgie Maxillo-Faciale et Chirurgie Orale, Reims. https://hdl.handle.net/2078.5/105965