Dans un livre intitulé ReVision : Seeing Torah through a Feminist Lens publié en 1998, la rabbin Elyse Goldstein présente une version transformée de la pratique du mikveh telle qu’elle a cherché à mettre en place dans sa communauté juive réformée, prénommée City Shul, à Toronto. Le miqveh est une pratique juive ancienne : il s’agit d’un bain rituel de purification, réservé aux femmes mariées après leurs menstruations et un accouchement, dans le but de reprendre la sexualité d’avoir des relations sexuelles avec leur époux. Face à cette conception et à cet usage limité du miqveh, la rabbin Goldstein a cherché à en transformer la pratique au sein de sa communauté. Tout en continuant de s’inscrire à l’intérieur de sa communauté religieuse qu’est le judaïsme réformé et de ses traditions, elle a cherché à changer les pratiques rituelles entourant la vie des femmes, pour notamment sortir des conceptions traditionnelles de soumission des femmes et rendre celles-ci actrices de leur ritualité. Cette pratique réformée est intéressante pour penser une ritualisation et une pratique rituelle féministe.
Affiliations
Université du Québec à MontréalDépartement de sciences des religions
Citations
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Chicago
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Manuel, J. (2017). « Taking back the water » : ritualité et féminisme au sein de la communauté juive réformée de Toronto. Féminismes religieux – Spiritualités féministes, organisé par Nouvelles Questions Féministes, Lausanne. https://hdl.handle.net/2078.5/272625