Dans le domaine des ministères ecclésiaux, nous tournons en rond entre affirmations théologiques, décisions magistérielles, inerties ecclésiales nourries de craintes et d’incertitudes, etc. bref une situation qu’on peut appeler impasse. En 2020-2021, le programme doctoral en théologie pratique de Fribourg s’est attelé à cette question. On voit combien il est difficile d’avancer dans ce domaine, c’est « la difficulté d’accoucher du “nouveauˮ en matière de ministères » . Le tournant synodal caractéristique du pontificat de François ouvrirait-il des perspectives dans ce chantier de la ministérialité, la pluriministérialité pour être plus précis ? Certainement, mais encore faudrait-il préciser de quoi l’on parle exactement et quels sont les liens entre cette notion et le principe de la synodalité. Je propose de structurer mon propos en trois temps. Je ferai d’abord le point sur la terminologie. Puis je tenterai un éclairage d’ecclésiologie fondamentale par les quatre expressions qui disent l’Église dans la constitution Lumen gentium : la traditionnelle compréhension de corps du Christ, et les nouvelles expressions de « peuple de Dieu », « temple de l’Esprit » et « sacrement du Royaume, sacrement du Salut ». Enfin, je proposerai des pistes concrètes, inspiré par la théorie dite du Dunbar’s number.
Join-Lambert, A. (2023). La pluriministérialité, avenir de l’Église ? Chantiers ouverts en théologie pratique, Fribourg, Suisse. https://hdl.handle.net/2078.5/105448