Chansons sentimentales d’antan et références mélodramatiques dans le cinéma mexicain d’auteur contemporain

Dufays, Sophie
(2017) Melodrama and Nostalgia / Mélodrame et nostalgie (dans le cadre du projet transfrontalier DIMELO) — Location: Université de Gand (6.October.2017)

Files

No attached file found for this publication.

Details

Authors
  • Dufays, SophieUCLouvain
    Author
Abstract
Une série de films d’auteur mexicains contemporains qui mettent en scène des personnages adolescents dans leur quête identitaire et/ou amoureuse recourent à une ou plusieurs chansons sentimentales célèbres d’antan. Dans Mil nubes de paz… (Julián Hernández, 2003), Familia tortuga (Rubén Imaz, 2006), Voy a explotar (Gerardo Naranjo, 2008), Heli (Amat Escalante, 2013) ou encore Güeros (Alonso Ruizpalacios, 2014) – parmi d’autres –, les chansons (cuplé, ranchera, boléro), dont les paroles thématisent un amour impossible ou malheureux, s’ancrent clairement dans une époque antérieure et dans un imaginaire mélodramatique hispanique aux profondes racines. Il s’agit de films qui inversent les conventions du mélodrame cinématographique classique (suivant une mise en scène très réaliste ou influencée par la Nouvelle Vague française) tout en s’y référant explicitement. Les chansons qu’ils incorporent à leur diégèse, où elles sont associées à des adolescents ou jeunes gens, véhiculent une nostalgie culturelle (et notamment cinématographique) dont ces personnages ne sont pas pleinement conscients (elles les renvoient à un passé qu’ils n’ont pas connu) mais qui détermine leur rapport au monde. En se focalisant particulièrement sur Mil nubes de paz… et Voy a explotar, cette communication analyse les différentes dimensions de cette nostalgie que les chansons mélodramatiques diffusent dans ces films.
Affiliations

Citations

Dufays, S. (2017). Chansons sentimentales d’antan et références mélodramatiques dans le cinéma mexicain d’auteur contemporain. Melodrama and Nostalgia / Mélodrame et nostalgie (dans le cadre du projet transfrontalier DIMELO), Université de Gand. https://hdl.handle.net/2078.5/178325