Dix ans après la parution du double volume de référence édité par Alix Barbet et Annie Verbanck-Piérard, plusieurs interrogations entourent encore l’histoire de la villa romaine de Boscoreale et de ses fresques. L’accroissement des ressources numérisées et le développement de leur accessibilité offrent de nouvelles possibilités de recherche pour tenter de préciser le déroulement des fouilles, la dépose des peintures et leur vente à Paris. Un dépouillement des journaux contemporains des évènements (1899-1903) et des photos d’archives conservées à l’Istituto Centrale per il Catalogo e la Documentazione (ICCD) a révélé de précieux documents qui fournissent de nouvelles données pour notre compréhension d’un site archéologique rapidement exploré. Ce travail a été accompagné d’une campagne d’analyses multispectrales des huit panneaux conservés à Mariemont. Ces analyses, qui font suite à celles réalisées par l’IRPA à l’occasion de la récente restauration des panneaux de la part du CEPMR de Soissons, ont permis d’identifier les (nombreuses) traces d’utilisation du bleu égyptien et de mener des réflexions sur les pratiques d’atelier des peintres. La combinaison de ces deux approches ouvre de nouvelles perspectives de recherche. Cette présentation ambitionne d’en exposer les résultats préliminaires
Tomassini, P., & Amoroso, N. (2023). Du dépouillement d’archives à l’étude des techniques d’atelier : nouvelles perspectives de recherches sur les fresques de Boscoreale. In Mathilde Carrive, Alexandra Spühler, Paolo Tomassini (dir.) (ed.), Peintures et stucs d’époque romaine. Études toichographologiques. Colloque de l’AFPMA, Mariemont 2023 (Ausonius). Ausonius. https://hdl.handle.net/2078.5/220109