Selon Joan Tronto le care est « une activité caractéristique de l’espèce humaine qui inclut tout ce que nous faisons en vue de maintenir, de continuer ou de réparer notre ‘monde’ de telle sorte que nous puissions y vivre aussi bien que possible. Ce monde inclut nos corps, nos individualités (selves) et notre environnement, que nous cherchons à tisser ensemble dans un maillage complexe qui soutient la vie » (Tronto, 2009, 37). Ce qui m’intéresse de mettre en exergue est l’attention que, à travers la notion du care, est portée non seulement à l’autonomie de l’individu, mais aussi à sa vulnérabilité. Parmi les multiples « paysage du care » (Milligan 2003), je m’intéresse ici à la manière dont le corps et les infrastructures d’assainissement et d’eau interagissent (Desai McFarlane Graham 2015) dans les espaces domestiques précaires et dans la ville à la manière dont les pratiques du self-care en sont affectées.
Rosa, E. c. (2016). Se soigner en condition de précarité d’habitat. Roms migrants et pratiques du care. Des-ordinaires, MMSH, Aix-en-Provence. https://hdl.handle.net/2078.5/167653