Espaces du genre ou espaces du pouvoir ? Réflexions sur les lieux d’inhumation des divines adoratrices d’Amon (XXIIe-XXVIe dynasties)

Lurson, Benoît
(2022) Intégrer la thématique du genre dans la recherche sur l’Antiquité : Avancées actuelles et perspectives d’avenir. Journée d’étude — Location: Université Saint-Louis, Bruxelles, 12 mai 2022. (12.May.2022)

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  • Lurson, BenoîtUCLouvain
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(fr) La découverte la plus inattendue des campagnes de fouilles du temple de Touy, construit par Ramsès II dans l’enceinte de sa fondation thébaine, le Ramesseum, pour honorer sa mère et sa grande épouse royale, fut la découverte en 2014 de la tombe de la divine adoratrice Karomama. Cette tombe à puits avait été aménagée dans l’un des sanctuaires du temple à la XXIIe dynastie, soit près de quatre siècles après sa construction. L’assemblage funéraire de Karomama a été réduit lors d’un réaménagement postérieur de la nécropole de la Troisième Période Intermédiaire qui s’est développée dans le temple par la suite, puis la tombe vidée de ce qui en restait lors du pillage de cette nécropole dans la première moitié du XIXe siècle, mais le choix de ce temple comme lieu de sépulture pour cette femme dont le pouvoir était tout autant religieux que politique invite à s’interroger sur ses raisons. Reprenant des pistes avancées dans une précédente publication, « From the Foundations to the Excavation: A Stratigraphy-based History of the Temple of Tuya » (http://hdl.handle.net/2078.1/230289), cette contribution propose une approche de la question à l’aune de la notion qui y a été proposée « d’espace du genre » et de l’archéologie du genre. On revient notamment sur la dynamique qui a pu présider au transfert de la nécropole des divines adoratrices d’Amon dans l’enceinte du Grand Temple de Medinet Habou à la XXVe dynastie. Car si le choix du temple de Touy les inscrit dans la lignée de femmes de pouvoir que furent la mère de Ramsès II et sa grande épouse royale, Néfertari, celui de Medinet Habou pourrait être motivé par un recentrage de leurs fonctions autour du seul culte du dieu, à moins qu’elles trouvent désormais dans ce culte par l’intimité avec le dieu qu’il leur procure la nouvelle source de leur prestige et l’assise de leur pouvoir politique.
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Lurson, B. (2022). Espaces du genre ou espaces du pouvoir ? Réflexions sur les lieux d’inhumation des divines adoratrices d’Amon (XXIIe-XXVIe dynasties). Intégrer la thématique du genre dans la recherche sur l’Antiquité : Avancées actuelles et perspectives d’avenir. Journée d’étude, Université Saint-Louis, Bruxelles, 12 mai 2022. https://hdl.handle.net/2078.5/22700