De tout temps, la sexualité et les performances sexuelles ont suscité l’intér^et des hommes et de leurs thérapeutes. Durant des siècles (voire des millénaires), la phytothérapie a été le seul « rapeutique » thérapeutique efficace; les autres formes de traitement étant le plus souvent aléatoires ou dénuées de tout fondement, parfois même toxiques. Le XXe siècle a vu l’explosion de la médecine é « scientifique » basée sur les preuves et les thérapeutiques médicamenteuses de synthèse, excluant dans un premier temps les médications traditionnelles, notamment la phytothérapie et d’autres thérapies alternatives. Toutefois, la fin du XXe siècle a vu un certain retour aux sources: les médecines douces retrouvant une place aux côtés de la médecine classique, y compris en sexologie, et ce malgré la mise sur le marché des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5, premiers médicaments oraux (de synthèse) réellement efficaces dans les troubles de l’érection. Aujourd’hui, la diététique et la qualité de vie sont mises à l’honneur pour venir à bout du stress, de la pollution, de l’alimentation aseptisée et industrielle, et de la course à la performance, et au temps qui défile inexorablement… Ce dossier, certes incomplet, tente de brosser un tableau des principales plantes et aliments susceptibles de favoriser la fonction sexuelle. Les auteurs analysent aussi l’impact des facteurs de risques vasculaires sur la sexualité et posent la délicate question de l’intérêt de la prévention et du traitement de ces facteurs de risques dans la « restauration » de la fonction sexuelle. Les auteurs seront heureux de recueillir les commentaires et suggestions des lecteurs.
Opsomer, R.-J., Auquière, J.-P., & Roumeguere, T. (2008). Diététique et médecine sexuelle. Pelvi-Périnéologie, 3(1), 57-70. https://doi.org/10.1007/s11608-008-0180-2 (Original work published 2008)