Comment des maitres d’œuvre du XIIème siècle ont-ils tracé un petit édifice aussi complexe que la qoubba almoravide de Marrakech ? De quel projet urbain ce dernier témoin local des constructions almoravides faisait-il partie ? Ce sont les deux questions principales auxquelles cet article se propose de présenter des pistes de réponses. Une simple corde à nœuds a-t-elle suffi pour dessiner le bâtiment et la savante coupole qu’il abrite ? C’est ce que semble permettre d’affirmer une étude géométrique des plans et des façades. Cet édicule au décor si raffiné a-t-il toujours servi à couvrir le bassin de latrines publiques ? Au-delà de ces questions, c’est au niveau des méthodes de recherche que cet article se propose d’apporter sa contribution, en interrogeant particulièrement les apports spécifiques que le domaine de l’architecture pourrait proposer à la connaissance dans les domaines de l’histoire et de l’archéologie. How did the masters of the 12th century draw a small edifice as complex as the Almoravid qoubba in Marrakech? What urban project was this last local witness to Almoravid constructions part of? These are the two main questions to which this article tries to bring some possible answers. Was a simple knotted rope enough to outline the building and the learned dome it houses? This is what a geometric study of the plans and elevations seems to confirm. Has this aedicule with such refined decor always been used to cover the basin of public latrines? Beyond these questions, it is at the level of research methods that this article proposes to make its contribution, by questioning in particular the specific contributions that the field of architecture could offer to knowledge in the fields of history and archeology.
Wilbaux, Q. (2021). Une lecture architecturale de la qoubba almoravide de Marrakech. Hesperis - Tamuda, LVI(3), 39-158. https://hdl.handle.net/2078.5/232517 (Original work published 2021)