Les luminances générées en éclairage extérieur se situent principalement en conditions mésopiques. A ces niveaux lumineux, la sensibilité spectrale de l'œil varie suite à l'activation simultanée des deux types de photorécepteurs rétiniens que sont les cônes et les bâtonnets. La photométrie classique ne considèrant pas cette variation de sensibilité spectrale, la CIE a récemment publié deux modèles correctifs, l'un basé sur les performances visuelles, l'autre sur la perception de la brillance. En parallèle, nous développons un modèle computationnel de vision reposant sur une étude de la physiologie même de la rétine. Notre modèle simule les traitements réalisés par les cellules rétiniennes grâce à des filtres spatio-temporels appliqués sur une image de scène nocturne. L'entièreté du champ visuel et les éléments qui le constituent (sources et matériaux) sont étudiés, ce qui permet d'analyser non seulement la sensibilité spectrale mais aussi la perception des contrastes spatiaux et temporels.
Affiliations
Université de MonsFaculté Polytechnique / Service Théorie des circuits et traitement du signal
Decuypere, J., Capron, J.-L., Dutoit, T., & Renglet, M. (2012). Développement d’un modèle computationnel de rétine destiné à l’étude des conditions mésopiques. Éclairage 2012 – 4ème colloque sur les nouvelles technologies de l’éclairage, Troyes. https://hdl.handle.net/2078.5/230790