Là où l’archéologie est venue préciser notre connaissance des pratiques sociales et des appartenances culturelles des communautés, l’archéométrie entend aller un pas plus loin, pour « révéler l’invisible ». Par le biais d’analyses microscopiques et spectroscopiques, il s’agit de reconstituer la composition, la texture, la microstructure des matériaux, et par là de comprendre comment les artefacts ont été façonnés par l’homme, c’est-à-dire avec quel savoir-faire technologique, avec quelles références artistiques, et dans quelles conditions socio-économiques d’accès aux matières premières et de travail artisanal. Ces données permettent de renouveler notre connaissance d’une catégorie de personnes qui fut au premier rang de la création de la culture matérielle de la Grèce : les artisans.
Liard, F. (2020). L’archéométrie pour révéler l’histoire. Traditions céramiques, histoire des peuples et géopolitique en Grèce antique et médiévale. Midis du CRHIDI.