Calais et la mémoire des camps. Usages et limites du trope mémoriel dans le cinéma documentaire

(2019) Après les camps. Traces, mémoires et mutations des camps de réfugiés — ISBN: [978-2-8061-0430-4], p. 221-240, published

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Ce chapitre vise à interroger les limites du trope mémoriel à l’oeuvre dans nombre de documentaires consacrés à la représentation des camps de réfugiés. Le fait d’articuler l’image des camps de Calais avec celle des camps de la Seconde Guerre mondiale ne va pas sans soulever un certain nombre de questions. Le recours à la mémoire constitue certes un formidable levier pour interroger notre situation présente, mais comprend aussi un certain nombre de risques,au premier rang desquels celui de privilégier une approche mortifère des camps et d’éclipser alors la singularité de ce que constitue aujourd’hui l’enfermement pour les réfugiés. Parallèlement, il apparaît que la plupart des documentaires déploient un ensemble de stratégies représentatives pour échapper aux pièges du trope mémoriel qu’ils ont pourtant eux-mêmes convoqué. Du coup, les films se trouvent pris dans un double mouvement qui consiste aussi bien à renouer les fils de la mémoire qu’à les dénouer.
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Fevry, S. (2019). Calais et la mémoire des camps. Usages et limites du trope mémoriel dans le cinéma documentaire. In Jean-Frédéric de Hasque, Clara Lecadet (dir.) (ed.), Après les camps. Traces, mémoires et mutations des camps de réfugiés (Academia-L’Harmattan, p. p. 221-240). Academia-L’Harmattan. https://hdl.handle.net/2078.5/224236