Le Luxembourg, par rapport à ces voisins européens, est encore relativement épargné par les problèmes économiques. De par son dynamisme, le pôle d’emplois luxembourgeois attire encore nombre de travailleurs. Par contre, l’étroitesse du Grand-Duché et le coût très élevé des logements génèrent une aire métropolitaine fonctionnelle transfrontalière dans laquelle les flux automobiles sont considérables. Cet usage massif de la voiture, qui traduit une dépendance automobile croissante, permet toutefois à une très grande majorité d’actifs de continuer à atteindre une offre de travail, tout en élargissant leurs possibilités de mobilité résidentielle. Mais cette réponse quasi uniforme de la part des actifs exprime, entre autres, l’accroissement des contraintes sur les stratégies de mobilité résidentielle mises en œuvre par les ménages et les individus. Le phénomène émergent de relocalisation d’actifs résidents du Luxembourg dans les pays frontaliers confirme cette tendance lourde à l’accentuation des contraintes, en créant une sorte de périurbanisation transfrontalière luxembourgeoise. En même temps, elle génère des flux quotidiens supplémentaires qui, malgré les investissements massifs en infrastructure de transport (auto)routière, n’ont guère permis de résoudre les problèmes de congestion et, encore moins, de production de gaz à effet de serre. Il s’agit donc, à travers ce projet, de favoriser la durabilité entre les dynamiques de mobilité quotidienne et de mobilité résidentielle. Cette recherche souhaite plus précisément se concentrer sur la connaissance et la compréhension des interactions entre la mobilité résidentielle et la mobilité quotidienne des résidents et des frontaliers du Luxembourg, interactions situées dans leur contexte local, régional et transfrontalier, à travers des bases de données existantes.