La thèse s’articule sur des bases historiques concrètes en prenant comme référence centrale la notion de « sacrifice ». Cette notion, en Amérique Latine, assume la signification centrale de « destruction » d’un bien, fort apprécié, utilisé comme offrande aux divinités pour « réaliser » ainsi l’ordre social et les valeurs humaines. Dans la modernité, le rituel sacrificiel disparaît de l’espace public. Sa signification est « occultée » dans les temps modernes pour faciliter l’accumulation et l’épargne propres à une culture de rendement. <BR> La médecine, anciennement activité secondaire dans l’organisation de l’ordre social traditionnel, souffre d’une importante mutation historique qui la situe dans une position centrale dans la société moderne. Au sein de cette société moderne la médecine exerce aussi une fonction de soutien de l’ordre social. Cette mutation, dans la mesure où elle signifie une assimilation et identification avec les présupposés sociologiques de l’ordre nouveau, est à la base de la destruction de la « subjectivité » des patients, des individus sociaux-historiques dans la modernité. C’est justement dans ce processus d’identification que se situe l’origine historique des problèmes bioéthiques les plus interpellant pour la médecine de notre temps. <BR> Ainsi, l’analyse de la médecine dans une perspective socio-culturelle, permet l’émergence d’un nouveau regard à propose des pratiques médicales, de ses origines et finalités. La pratique médicale est indéfectiblement articulée sur le fond de la culture et de l’histoire humaine
Bustos Dominguez, R. (1993). Examen de la medicina contemporanea a partir de la nocion de sacrificio : perspectivas de la salud para A. Latina. https://hdl.handle.net/2078.5/93931