Les acteurs sociaux européens sont placés face au défi du développement d’un niveau de représentation autonome. Ceci pose la question de l’ouverture démocratique européenne aux revendications syndicales nationales.L'article se concentre sur le niveau sectoriel et son européanisation, encore peu étudiés. La spécificité de ce niveau d’action, qui fait aussi son avantage, est de « déterminer une zone homogène d’intérêt » et de concrétiser les discussions générales interprofessionnelles en les appliquant à la réalité de chaque secteur. Cet article ne s’intéresse pas aux problèmes posés par le poids respectif des différentes branches, inégalement représentées au sein de la Confédération européenne des syndicats (CES), mais plutôt au fonctionnement des acteurs européens que sont les fédérations sectorielles européennes (FSE) : comment les FSE articulent-elles le niveau national à l’échelon communautaire ?
Dufresne, A. (2002). La branche, niveau stratégique dans la coordination des négociations collectives ? Chronique Internationale de l’IRES, 74, 59-70. https://hdl.handle.net/2078.5/35867 (Original work published 2002)