L’accès aux archives constitue rarement un obstacle pour l’historien de l’époque moderne, l’éloignement dans le temps de ses objets de recherche permettant une distanciation de l’analyse finale. Toutefois, dans le cadre de dépositaires d’archives ayant produit leur propre savoir, il peut devenir difficile de légitimer une recherche « indépendante ». Je voudrais tenter d'analyser la question du rapport entre l’historien et les congrégations religieuses conservant elles-mêmes leurs archives en fonds privé. Que faire lorsque l'interprétation des sources n’est pas l’historique d’une congrégation religieuse et se confronte à l'histoire déjà établie par la congrégation concernée ? Il s’agira de discuter la signification de l’interdiction d’accès aux archives (peut-on parler de monopole sur l'interprétation ?).
Barthélemy, S. (2016). L’historien du fait religieux et son accessibilité aux sources. Nouvelles approches du fait religieux, Lyon. https://hdl.handle.net/2078.5/123172