La Belgique s’inscrit dans une tendance observable en Europe d’extension du corps électoral par l'inclusion des 16-17 ans pour les élections européennes qui s’accompagne d’un second mouvement, moins net, mais bien présent, d’étiolement de l’obligatoriété du vote là où elle existe. En d’autres termes, plus de citoyens peuvent voter, moins de citoyens doivent voter. Nous voudrions analyser cette double tendance dans son rapport avec la volonté affichée d’en faire des instruments de lutte contre le populisme. Avec toute les ambiguïtés de la notion, on peut identifier trois liens : une dimension de nature stratégique visant à diluer le poids de l’électorat pour les partis dits populistes, un objectif de réduction de l’écart entre les élites et le peuple en élargissant la citoyenneté et un aspect de renforcement de l’adhésion aux institutions de la démocratie représentativité en misant sur l’éducation.
El Berhoumi, M., & Vander Putten, N. (2025). L’abaissement de l’âge du vote et son caractère obligatoire : les générations futures comme remède au populisme ? La Démocratie au défi du populisme, Genève. https://hdl.handle.net/2078.5/246633