Miroir, mon beau miroir, ne vois-tu pas que la colonialité, les rapports de classe et le patriarcat troublent ton regard ? Désirer et être désiré, entre rapports de pouvoir et résistances

(2026) Revue de l’institut de sociologie de l’ULB — Vol. 93, p. 1-17 (2026)

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L’objectif principal de cet article est d’interroger empiriquement les articulations entre désir, désirabilité, pouvoir et « regards ». L’article fait suite à plusieurs années de recherche sur les inégalités dans le milieu des arts de la scène (Fédération Wallonie Bruxelles) selon une méthode de recherche qualitative compréhensive combinant entretiens biographiques et pratiques immersives. D’une part, il s’agira de revenir de façon descriptive, depuis les savoirs expérientiels des artistes, sur l’impact des vécus relatifs aux assignations de classe, de genre et de race, dans les parcours de formation comme dans la poursuite des carrières. D’autre part, d’interroger cette question du désir depuis les perceptions des comédien·es, mais également des directeur·ices et metteur·euses en scène dans un métier où cette question est largement structurante. Il m’importe en effet d’explorer les non-dits de leurs désirs. Rarement au fait de la complexité des enjeux intersectionnels et discriminatoires, les schèmes de pensée des personnes en position de pouvoir rencontrées sont bien souvent ceux du talent et du mérite, sans que ces « critères » ne soient contextualisés et interrogés à l’aulne des rapports de pouvoir.
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Mazzocchetti, J. (2026). Miroir, mon beau miroir, ne vois-tu pas que la colonialité, les rapports de classe et le patriarcat troublent ton regard ? Désirer et être désiré, entre rapports de pouvoir et résistances. Revue de l’institut de sociologie de l’ULB, 93, 1-17. https://hdl.handle.net/2078.5/278057 (Original work published 2026)