L'Action sociale entre individuel et collectif : au-delà des dispositifs d'intégration des personnes sans-abri - l'ambivalence entre normalisation et potentiel émancipateur
(fr) A partir d’une question posée par le terrain au sein de la Chaire « Les Petits Riens – L’économie sociale au service de la lutte contre la pauvreté », à savoir : « Comment des dispositifs de sortie du sans-abrisme réputés « collectifs » se distinguent de dispositifs « individuels » dans leur capacité à soutenir la réintégration sociale des personnes à qui elles sont destinées ? », la recherche doctorale interroge les notions de collectif et d’individuel au sein du travail social. Au-delà d’une configuration institutionnelle, elle s’intéresse également à ces notions comme indicateurs d’une trajectoire réussie de réaffiliation sociale aux yeux des travailleurs et des institutions. Comprenant la réinsertion sociale comme un processus lié à ces deux axes, la recherche s’essaye à remettre dans un contexte sociétal et historique la définition d’une « sortie réussie » du sans-abrisme en la raccrochant à l’aspect général du lien entre les individus et la société et de l’intégration dans les sociétés modernes. La thèse aborde le glissement de l’intégration sociale vers une forme individualisée, basée principalement sur des principes d’autonomie, de réalisation et d’empowerment des personnes et le met en lien avec l’évolution des politiques publiques en Belgique mais également avec la transformation historique sociétale, et montre en quoi ces principes se trouvent à l’intersection entre des logiques de normalisation et d’émancipation des personnes en situation de sans-abrisme.
Moriau, J. (2024). L’Action sociale entre individuel et collectif : au-delà des dispositifs d’intégration des personnes sans-abri - l’ambivalence entre normalisation et potentiel émancipateur. https://hdl.handle.net/2078.5/239431