Les carrières de Delphes connues ont été exploitées à ciel ouvert et, en particulier au-dessus du stade et à Saint-Élie, par paliers ou gradins. Cette technique était largement répandue en Grèce antique et on en trouve des exemples aussi bien dans les îles (Andros ou Naxos par exemple) que sur le continent (Pentélique, Pirée, Ambracie). Cependant, les carrières de Delphes n’ont fait l’objet d’aucune étude détaillée, en dehors des pages utiles écrites par E. Hansen sur la carrière de Saint-Élie dans sa publication du temple d’Apollon construit au IVe s. av. nè. Pierre Amandry dit quelques mots seulement de la carrière dite du Stade, qui surplombe le monument, et en livre dans une chronique du BCH quelques photographies prises à la suite du seul nettoyage connu. Il signale également une carrière repérée à l’est du sanctuaire d’Athéna, en contrehaut de la route moderne entre Delphes et Arachova, dite carrière du lieu-dit Logari, dont il publie également quelques photographies accompagnées d’un bref commentaire . Les carrières de Saint-Élie, du Stade et du Logari sont les carrières antiques de calcaire les plus importantes connues à Delphes, auxquelles s’ajoutent de nombreuses traces d’extraction visibles sur le site même du sanctuaire d’Apollon. La brèche et sans doute aussi le travertin étaient également exploités dans la région de Delphes.
Perrier, A., Devolder, M., & Fadin, L. (2022). Les carrières de calcaire dites ‘du Stade’ et ‘du Logari’ à Delphes. Bulletin archéologique des Écoles françaises à l’étranger (BAEFE), 3(3), 1-21. https://hdl.handle.net/2078.5/107454 (Original work published 2022)