Plusieurs traductions de Giuseppe Ungaretti coexistent en France et en Allemagne. Certaines sont un peu datées, d’autres ont gagné en force et intensité au fil des années. Que Philippe Jaccottet, traducteur réputé et poète tardif, ait traduit Ungaretti pour le plaisir des lecteurs francophones, c’est chose connue. En deçà du Rhin, on cite moins souvent la traduction faite par Ingeborg Bachmann, la grande poétesse autrichienne, dont la démarche a pourtant le mérite d’être aussi précise et attentive qu’étrangement imprégnée de l’esprit d’Ungaretti. Les résultats que deux poètes de telle envergure ont obtenus, en traduisant la parole ungarettienne dans leur langue, ont été traités séparément dans chaque pays; l'article propose de relire leurs traductions dans une perspective comparée, qui pourra éventuellement inspirer de nouveaux sujets de réflexion.
Nannicini, C. (2005). “Ta voix sera mon guide”: Ingeborg Bachmann et Philippe Jaccottet traducteurs d’Ungaretti. In Marie-José Tramuta (ed.), D’Italie en France: poètes et passeurs (p. p. 19-40). Peter Lang. https://hdl.handle.net/2078.5/248696