Lorsqu’on fréquente des collectifs militants dans des milieux aussi différents que les syndicats, les organisations paysannes, les écologistes, les féministes ou, encore, les étudiants, on entend souvent des propos sur la perte des repères politiques, la fin des idéologies, de la fracture droite/gauche, les risques de dispersion des acteurs alternatifs, le manque des cohérences dans les luttes menées sur différents plans sociaux, économiques, culturels, etc. Tout donnerait à penser qu’aucune grammaire des idées ne relie et ordonne actuellement la contestation du pouvoir hégémonique de l’argent et de l’information, selon les termes de Habermas, Negri ou Laclau.
Maesschalck, M. (2015). Grammaire des idées/Grammaire de l’action. Haïti Monde, 1(18), 11. https://hdl.handle.net/2078.5/194457 (Original work published 2015)