Comment est-il possible d’écrire aujourd’hui une poésie qui ne répète pas l’assujettissement du littéraire à la production poétique pensée par toute une tradition pour qui la première forme de la littérature est la poésie ? Telle est la question qui est traitée dans cet article à partir des textes de Jacques Derrida. À celle-ci viennent s’ajouter les motifs de la responsabilité de l’écrivain, du rêve et du calcul, de l’invention et de la découverte, de la quête de l’idiome, de l’héritage d’une langue, du secret, du génie de la langue, de sa traductibilité ou de son intraductibilié. Enfin, cette contribution tente à partir de certains motifs étudiés une lecture de Che cos’è la poesia ? de Jacques Derrida et en particulier de l’expression « apprendre par cœur » .