Analysis of anemia induced by lymphocytic choriomeningitis virus

El Azami El Idrissi, Mohammed
(1998)

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Authors
  • El Azami El Idrissi, MohammedUCLouvain
    author
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Coutelier, Jean-Paul
Abstract
Le virus de la chorioméningite lymphocitaire (LCMV), prototype de la famille des Arenaviridae, provoque une infection naturelle chez la souris. L’injection intracérébrale de ce virus à des souris C3HeB/FeJ entraîne une anémie hémolytique. Bloquée par le cyclophosphamide, cette anémie a été considérée comme étant de nature auto-immune. Dans ce travail nous avons étudié les points suivants : 1- nature des autoanticorps anti-érythrocytaires ; 2- modulation des réponses immunes induite par le LCMV et son rôle dans le processus auto-immunitaire ; 3- effet des différences génétiques entre les couches de souris dans le développement de l’anémie. <BR> 1- Les autoanticorps anti-érythrocytaires détectés dans les souris anémiques pourraient être le facteur médiateur de la maladie. Pour mieux les caractériser, nous avons d’abord identifié la cible antigénique de ces autoanticorps. Nos résultats montrent que la Bande 3, molécule transporteuse d’anions à la surface des globules rouges, est l’antigène de surface le plus souvent reconnu par les anticorps anti-érythrocytaires. <BR> 2- Nous avons également étudié les mécanismes par lesquels le LCMV induit la production d’autoanticorps et, par voie de conséquence le développement de l’anémie. Nous avons ainsi analysé le rôle de la modulation des réponses immunes, induites par le LCMV, dans le processus auto-immunitaire ? Nos résultats indiquent que le LCMV provoque une stimulation générale du système immunitaire qui se traduit par une augmentation de la sécrétion de cytokines, une prolifération importante des lymphocytes B et une hypergammaglubolinémie. Cette activation polyclonale des lymphocytes B n’est cependant pas suffisante pour expliquer le développement de la réponse auto-immune. En outre, nous montré que le virus favorise la différenciation de la sous-population Th1 des lymphocytes T auxiliaires aux dépens des cellules Th2. cette réponse Th1 est accompagnée d’une prédominance des immuglobulines de sous-classe IgG2a. Vues les propriétés particulières de cette sous-classe d’IgG à savoir, l’activation du complément, l’opsonisation via les récepteurs Fc et la médiation de la cytotoxicité dépendant des anticorps, nos résultats suggèrent qu’en favorisant le réponse Th1, le LCMV augmente la pathogénicité des autoanticorps entraînant ainsi le développement de l’anémie. <BR> 3- Différents travaux ont suggéré que la pathologie induite par le LCMV dépend du patrimoine génétique de l’hôte. Nous avons examiné le développement de l’anémie dans différentes souches de souris après infection par le LCMV. La plupart des souches infectées deviennent anémiques et produisent des anticorps anti-globules rouges. Cependant, chez les souris CBA/Ht, l’anémie s’avère indépendante de la production des autoanticorps. Nous avons étudié l’implication de divers mécanismes dans l’étiologie de la maladie chez ces animaux. Nos résultats indiquent qu’une aplasie centrale combinée à un retard de restauration de l’hématopoïèse, ainsi qu’une forte activation des macrophages pourraient être les médiateurs de la maladies chez le CBA/Ht. <BR> En conclusion, le LCMV induit une anémie par des mécanismes différents selon le souche de souris utilisées, 1- réponse auto-immune chez les souris C3HeB/FeJ, 2- aplasie centrale et probablement une activation des macrophages chez les souris CBA/Ht
Affiliations
  • Institution iconUCLouvainMD/MIGE/MEXP - Unité de médecine expérimentale

Citations

El Azami El Idrissi, M. (1998). Analysis of anemia induced by lymphocytic choriomeningitis virus. https://hdl.handle.net/2078.5/111508