Même si tout le monde s'accorde pour reconnaître le contexte multifactoriel de l'obésité, la recherche de facteurs biologiques individuels qui contribuent à l'adiposité et au cortège de désordres métaboliques qui l'accompagnent est cruciale. Le microbiote intestinal – ou plus exactement les modifications du microbiote intestinal caractéristiques de l'obésité (dysbiose) – peut contribuer à la pathogenèse des altérations métaboliques qui caractérisent l'excès de masse grasse. Le microbiote peut dès lors être considéré comme une cible thérapeutique potentielle. Les approches proposées pour moduler la relation microbiote-hôte sont un « remplacement » global du microbiote dysbiotique par un microbiote issu de personnes saines (« fecal material transfert » ou FMT), des approches plus ciblées, soit nutritionnelles visant à promouvoir l'apport en prébiotiques, soit via l'administration de probiotiques, de métabolites ou constituants bactériens (parfois appelés post-biotiques). Ce chapitre se focalise sur la présentation de plusieurs preuves de concept montrant l'intérêt des prébiotiques, probiotiques (et de leur combinaison synbiotique) dans l'obésité.
Delzenne, N., Neyrinck, A., & Rodriguez, J. (2021). Intérêt des prébiotiques et des probiotiques. In Jean-Michel Lecerf, Karine Clément, Sébastien Czernichow, Martine Laville, Jean-Michel Oppert, François Pattou, Olivier Ziegler (ed.), Les Obésités : Médecine et Chirurgie (p. p. 673-677). Elsevier Masson. https://doi.org/10.1016/b978-2-294-76753-1.00117-x