L’association entre cholestérolémie et accidents cardiovasculaires s’estompe avec l’âge, s’annule vers 75 ans, puis s’inverse au 4ème âge. Au 4ème âge, les essais cliniques randomisés sur les effets des statines sont inexistants, et les patients sont très hétérogènes. Chez un patient de 80 ans et plus, l’évaluation de l’état fonctionnel, de son espérance de vie résiduelle et de ses préférences est essentielle lorsqu’un traitement préventif, une statine par exemple, est envisagé. En l’absence de preuves scientifiques solides, le bon sens suggère de cibler au 4ème âge la prescription d’une statine chez les patients en prévention secondaire dont l’espérance de vie dépasse un an, et de ne pas prescrire de statine chez les patients en prévention primaire (y compris les diabétiques), quelle que soit leur cholestérolémie, qu’il convient de ne pas mesurer.
Boland, B. (2017). Statins in patients over 80: Reasonable and useful? [Une statine au-delà de 80 ans: Est-ce raisonnable et utile?]. Louvain médical, 136(8), 508-513. https://hdl.handle.net/2078.5/105319 (Original work published 2017)