L’intervention éthique comme pratique de transformation sociale. Les limites de la réflexivité dans l’action

(2014) Quand la philosophie doit s’appliquer — ISBN: [9782705687908], pp. 183-211, published

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La notion de réflexivité a joué un rôle clé dans la théorisation des processus d’intervention éthique tant pour éclairer la finalité de ces processus (former des « praticiens réflexifs ») que pour déterminer la spécificité des ressources cognitives à mobiliser pour réaliser cette finalité. Toutefois, le tournant pragmatiste des sciences sociales a fait apparaître certaines limites d’un usage trop général de cette notion concernant tant les mécanismes institutionnels que les dispositions des agents. Le risque d’un tel usage est d’oblitérer la structure d’action sous-jacente aux différents processus réflexifs visés par les interventions. Or la transformation des acteurs ne provient pas des opérations réflexives elles-mêmes, ni des mécanismes qui les inciteraient, mais du rapport symbolique que les acteurs entretiennent avec l’identité qu’ils mettent en jeu dans leur action. C’est ce niveau symbolique de l’action que l’intervention éthique doit tenter de rejoindre pour se soustraire aux alibis imaginaires de la répétition.
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Maesschalck, M. (2014). L’intervention éthique comme pratique de transformation sociale. Les limites de la réflexivité dans l’action. In André Lacroix dir. (ed.), Quand la philosophie doit s’appliquer (p. pp. 183-211). Hermann. https://hdl.handle.net/2078.5/198169