La surmortalité des petites-filles en Belgique aux XIXe et XXe siècles

Poulain, Michel;Tabutin, Dominique
(1981) Annales de démographie historique — n° 1985, p. 105-118 (1981)

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  • Poulain, Michelorcid-logoUCLouvain
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  • Tabutin, DominiqueUCLouvain
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Abstract
La surmortalité des petites filles est incontestable en Belgique au milieu du XIXe siècle. Dès l'âge de un an, la mortalité des filles devient supérieure à celle des garçons. Et le phénomène va en s'accentuant avec l'âge : 20 % à 5-10 ans, 51 % à 10-15 ans... pour retomber à 38 % à 15-20 ans. C'est au cours de la décennie 1840 que cette surmortalité a été maximale. Si l'on recherche les causes, on s'aperçoit que cette surmortalité est significative pour la variole, la coqueluche, la tuberculose, la pneumonie... malgré des variations suivant les âges. L'écart le plus important concerne la tuberculose : la mortalité féminine est deux fois plus élevée à 7-15 ans. Il faut se tourner vers des hypothèses causales de nature socio-économiques : normes culturelles, rôle de l'alimentation, de l'instruction, du travail... Il faut également affiner les analyses statistiques par milieu d'habitat et par région.
Affiliations

Citations

Poulain, M., & Tabutin, D. (1981). La surmortalité des petites-filles en Belgique aux XIXe et XXe siècles. Annales de démographie historique, 1985, 105-118. https://doi.org/10.3406/adh.1981.1491 (Original work published 1981)