L’obésité a des répercussions importantes sur le système respiratoire et l’expression de certaines maladies respiratoires. Il est certain que ces répercussions participent de manière importante à l’augmentation de la morbidité et de la mortalité liée à l’obésité, bien qu’aucune donnée ne permette actuellement de le quantifier précisément. L’obésité, surtout à partir de la classe II (indice de masse corporelle (IMC) > 35 kg/m2), influence les propriétés mécaniques du système respiratoire ce qui augmente de manière significative le travail des muscles respiratoires et concourt ainsi à entraîner une dyspnée d’une part, influence les paramètres mesurés par les épreuves fonctionnelles respiratoires d’autre part. A l’extrême, ces modifications peuvent induire des anomalies des échanges gazeux et le syndrome d’hypoventilation alvéolaire de l’obèse (SHAO). Celui-ci est souvent associé à un syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS), dont l’obésité est le facteur de risque principal. L’obésité semble par ailleurs être un facteur aggravant de la maladie asthmatique, par des mécanismes restant pour certains discutés. Elle est un facteur de risque bien connu de la maladie thrombo-embolique. Les anorexigènes amphétaminiques actuellement retirés du marché sont encore responsables actuellement de cas d’hypertension artérielle pulmonaire. Enfin, l’obésité est un facteur de risque pour les complications respiratoires post-opératoires.
Marchand, E. (2007). Obesity and respiratory system. Louvain médical, 126(5), 163-167. https://hdl.handle.net/2078.5/159082 (Original work published 2007)