(fr) Ces dernières années, un courant de recherche historique s’est intéressé au rôle joué par les grands « ports de commerce » (emporia) à l’époque impériale, dans les réseaux d’échanges commerciaux, tissés entre les villes du bassin méditerranéen. En Occident, les villes de Cadix, Narbonne, Ostie ou Pouzzoles sont reconnues à ce titre. En Orient, Alexandrie ainsi qu’Éphèse (Strabon XIV 1 26) prétendent également à ce statut. Dans ce contexte, mes recherches de thèse visent à éclairer le fonctionnement des échanges à Éphèse afin de mieux comprendre le rôle économique et commercial que remplit cette ville, dès le Ier s. ap. J.-C., dans l’Orient égéen. À partir de sources locales telles que des inscriptions et des poids, ma thèse examine les aspects administratifs, commerciaux et fiscaux des échanges animant la capitale de la province d’Asie. À la lumière des réalités archéologiques et les témoignages historiques concernant les acteurs, les lieux et les outils de l’échange et sachant qu’Éphèse est également le siège de l’administration provinciale, comment la ville administre-t-elle ses places de commerce ? Quels rapports peut-on observer entre les instances centrales romaines et l’administration locale ? Quels acteurs sont impliqués dans les relations commerciales attestées en ville ? Y décèle-t-on des réseaux d’affaires, capables de relier la capitale de province aux intérêts des autres citoyens de l’Empire romain ? Ces questions forment les enjeux de ce travail de thèse.
Vandermeiren, E. (2020). Koros Hagneia ou l’art de la mesure : étude sur l’organisation des échanges à Éphèse dans le sillage des agoranomes. https://hdl.handle.net/2078.5/105269