La littérature au risque de la postérité dans Le Géranium ovipare de Georges Fourest

Robert, Laurent
(2008) Loxias (Print Edition) — Vol. 1, n° 22, p. 1-16 (2008)

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  • Robert, LaurentUCLouvain
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L’objectif du présent article est de montrer comment un écrivain, en l’occurrence Georges Fourest dans Le Géranium ovipare, interroge pour lui-même les notions de postérité, de notoriété, de succès littéraire. Recourant à une forme ostensiblement datée et connotée – le triolet –, Fourest feint de célébrer les « romanciers à la mode » pour mieux thématiser l’oubli qui ne peut manquer de frapper les littérateurs provisoirement les plus connus. Par contraste se définit une posture selon laquelle le poète n’a d’autre ambition que d’habiter la littérature, même s’il n’ignore pas les enjeux institutionnels et commerciaux qui rythment la vie littéraire, et même s’il n’a de cesse de jouer, dans les textes, avec sa signature et son identité d’écrivain, comme s’il tentait ironiquement de les imposer à la postérité même. Même si ce n’est pas son objet principal, l’article souligne également à quel point la poétique de Fourest s’avère tributaire à la fois de démarches antérieures et de formes (re)définies et validées par d’autres. Ainsi, les postures et options esthétiques de Fourest dans Le Géranium ovipare s’appuient-elles manifestement sur la poétique funambulesque de Théodore de Banville, en particulier sur un art du triolet grâce auquel se combinent la désinvolture thématique et l’extrême précision des formes.
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Citations

Robert, L. (2008). La littérature au risque de la postérité dans Le Géranium ovipare de Georges Fourest. Loxias (Print Edition), 1(22), 1-16. https://hdl.handle.net/2078.5/195108 (Original work published 2008)