Dès la fin du XVe siècle, les humanistes se déchirent autour de l’émulation que provoquent les textes de Cicéron, et en particulier sa rhétorique : d’une part se trouvent ceux qui défendent l’imitation comme une réécriture, d’autre part ceux pour qui imiter, c’est réinventer. Notre publication réfléchit à ce qu’il advient de l’élaboration, de l’exploitation et de la figuration des structures arborescentes mnémotechniques au sein d’une telle querelle. En tant qu’outils rhétoriques d’inspiration communément cicéronienne, les détracteurs du cicéronianisme rejettent-ils ces structures au profit de nouvelles configurations mnémotechniques ? Stimulent-elles la production d’autres diagrammes à des fins rhétoriques, que ce soit dans le domaine de la pédagogie, des sciences ou de la spiritualité ?
Virenque, N. (2024). Ars æmula memoriæ. Les structures arborescentes, des outils rhétoriques dans la querelle du cicéronianisme. In Ralph Dekoninck, Laure Fagnart et Mathilde Bert (dir.) (ed.), Zeuxis redivivus. Art et émulation dans l’Europe du XIVe au XVIIe siècle. Presses universitaires François Rabelais. https://hdl.handle.net/2078.5/255545