Nous avons aujourd’hui encore le droit – et même le devoir – de rêver, d’imaginer des mondes meilleurs, de donner un contour concret à la conviction que notre monde, notre société ne sont pas les meilleurs que nous puissions construire. Nous avons certes aussi – et dans le Temps présent plus que jamais auparavant – le devoir de garder les pieds sur terre, d’être réalistes. […] Mais trêve de généralités ! Il importe de dire qu’il peut, qu’il doit encore y avoir des utopies. Mais ce ne sont là que paroles insignifiantes si l’on ne prend pas la peine et le risque de faire des propositions, d’élaborer des projets, de les soumettre à la discussion et à la critique. Alors, donc, quelle utopie pour le temps présent ?