De la nécessité de discrétion à l'Etat évaluateur

(2009) La revue nouvelle — n° Juillet - Aout, p. 32-37 (2009)

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Certaines spécifi cités belges, notamment le partage du pouvoir, permettent d’expliquer la place relativement modeste que les connaissances ont occupée dans la construction des politiques publiques, ainsi que le développement tardif et limité de la culture de l’évaluation. Le modèle de gouvernance « à la belge », avec ses « acteurs organisés », a en effet nécessité le respect d’une certaine forme de « discrétion ». Celle-ci a joué un rôle important dans l’histoire du pays en contribuant à rendre possibles deux logiques fondamentales et complémentaires dans un contexte sociologique segmenté : d’une part, la reconnaissance et l’octroi d’une certaine autonomie aux communautés sociologiques et, d’autre part, la recherche du compromis intersegmentaire. Aujourd’hui, différents processus, qui dépassent le contexte belge, rendent de plus en plus diffi cile le maintien de la discrétion propre au modèle consociatif.
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Mangez, E. (2009). De la nécessité de discrétion à l’Etat évaluateur. La revue nouvelle, Juillet - Aout, 32-37. https://hdl.handle.net/2078.5/32458 (Original work published 2009)