Il faut distinguer le retard de réveil et l’apparition de troubles neurologiques ou du comportement après une anesthésie, la phase d’agitation transitoire, ou délire du réveil, habituelle après une anesthésie à base d’agents halogénés, étant exclue. En dehors des fausses causes de retard de réveil que sont la curarisation résiduelle et la rachianesthésie totale, le retard de réveil est en général dû à un surdosage absolu ou relatif en agents anesthésiques. Pour ce qui concerne les troubles neurologiques et les troubles du comportement postopératoires, il est utile de distinguer les situations à risque, les patients à risque, l’iatrogénicité et les incidents imprévisibles tels que la maladie métabolique ou la tumeur cérébrale inconnue ou la réponse idiosyncrasique à un médicament.
Veyckemans, F. (2013). Comment je prends en charge l’enfant qui ne se réveille pas comme prévu ? Annales françaises d’anesthésie et de réanimation : AFAR, 32(12), e189-e191. https://doi.org/10.1016/j.annfar.2013.10.004 (Original work published 2013)