(fr) Gravitation, électromagnétisme, interactions faible et forte. Dans notre conception moderne de la physique, l’univers est régi par quatre interactions fondamentales. Les théories développées aujourd’hui pour leur description sont des théories relativistes, au sens de la Relativité Restreinte (c) ; elles sont nées d’un même principe unificateur fondamental, basé sur la notion de symétrie de jauge, et la propagation des interactions y est décrite en termes de champs de ja;uge. Le Modèle Standard de la physique des particules est une théorie des champs quantique (H) pour les interactions électrofaible et forte. La Relativité Générale d’Einstein est une théorie des champs classique définissant l’interaction gravitationnelle comme un phénomène géométrique, à travers l’identification de la métrique de l’espace-temps au champ de gravitation (G). Le champ de jauge pour la propagation de la gravitation est donc identifié à des perturbations dynamiques de la géométrie de l’espace-temps, alors que les photon, bosons faibles, et gluons propagent les interactions électromagnétique, faible et forte respectivement, sur la structure élémentaire de l’espace de Minkowski. Ces théories sont confirmées par de multiples tests expérimentaux ; elles expliquent essentiellement l’ensemble des phénomènes physiques fondamentaux étudiés à ce jour. Pourtant, nous savons devoir aller au-delà. Avant tout, dans la perspective naturelle de l’établissement d’une théorie unifiée des interactions fondamentales, la Mécanique Quantique, sur laquelle se fonde le Modèle Standard, et la Relativité Générale sont incompatibles : la théorie quantique de la gravitation basée sur la théorie d’Einstein n ’est pas renormalisable en théorie de perturbation, de par la dimension canonique négative de sa constante de couplage. Il s’agit d’un obstacle majeur dans notre compréhension des interactions fondamentales.