Les récits de l'urbanisme algérois post-indépendance

Mezoued, Aniss
(2012) Algérie 50 ans après, bilan de 50 ans d’urbanisation — Location: Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme (EPAU)-Alger-Algérie (7.November.2012)

Files

Aniss_M_MEZOUED_Lesrécitsdelurbanismealgéroispostindépendance.pdf
  • Closed Access
  • Adobe PDF
  • 242.94 KB

Details

Authors
  • Mezoued, Anissorcid-logoUCLouvain
    Author
Abstract
L’histoire de la ville et de l’urbanisme algérois est souvent abordée comme une succession de productions « physiques », qui par superposition ou extension produisent la ville. Cette succession dans l’axe linéaire du temps nie certaines relations de cause à effets, de liens entre les formes produites et les pouvoirs organisateurs qui les produisent. L’approche en termes de récit, permet d’englober l’ensemble des éléments hétérogènes qui constituent le fait urbain, les synthétisant dans un tout sous forme de système cohérent. Elle permet également de donner de l’épaisseur au temps et de re-diviser son axe. Les acteurs, leurs productions et leurs interrelations sont clarifiés. Le récit permet également d’avoir des lectures différentes de la ville, plusieurs récits peuvent se superposer, se croiser ou s’entremêler, donnant de nouveaux angles d’approche et de nouvelles perceptions. L’article que nous proposons est l’objet d’une recherche doctorale en cours sur l’évolution des pouvoirs organisateurs de la forme urbaine à Alger, sur les récits qu’ils engendrent et sur leurs évolutions futures. L’analogie littéraire fortement présente, avec Paul Ricœur comme référence principale, n’est pas uniquement métaphorique, mais constitue le soubassement méthodologique de l’approche. La décomposition de la structure littéraire du récit, le rapport au temps, la mise en intrigue et le rapport à l’espace et aux personnages nous permettent de décomposer, de recomposer et d’analyser le fait urbain en tant que synthèse de l’hétérogène. Dans notre cas, nous proposons une division en deux grandes parties, en fonction de la place de ce que nous appelons : récits dominants, récits résistants et récits émergeants. La première partie ou période est comprise entre 1962 et 1990. Cette période correspond à ce que nous avons appelé les « Grands Récits de l’urbanisme algérois », où nous pouvons clairement définir un pouvoir organisateur dominant porteur d’une idéologie et d’une vision de la ville lui correspondant. Ces récits dominants ne sont certainement pas les seuls récits en jeu. Ils côtoient des récits résistants et émergeants qui agissent en parallèle même s’ils ne laissent pas autant de traces. La seconde partie correspond à ce que nous avons appelé la « Multiplication des Récits urbanistiques algérois ». Elle commence en 1980 et se prolonge à nos jours. La particularité de cette période est la quasi-absence d’un récit dominant face à la multiplication de récits résistants ou émergeants. De cette approche en termes de récit, découle des questionnements sur les conditions d’un urbanisme algérois, au sens d’une action publique urbaine régulatrice du jeu de la coopération et du conflit entre les pouvoirs organisateurs et la production urbaine. La recherche d’un futur de la ville, d’un récit à construire ou en construction constitue l’objectif même de la recherche que nous proposons de soumettre au débat à travers cette communication.
Affiliations

Citations

Mezoued, A. (2012). Les récits de l’urbanisme algérois post-indépendance. Algérie 50 ans après, bilan de 50 ans d’urbanisation, Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme (EPAU)-Alger-Algérie. https://hdl.handle.net/2078.5/207845