Il s’agira le plus souvent d’un macroprolactinome. Le risque de croissance symptomatique pendant la grossesse d’un macroprolactinome non traité est significatif (20–30 %). S’il est proche des voies optiques, la tumeur doit avoir bien diminué sous cabergoline avant la grossesse, permettant de l’arrêter en début de grossesse, sans risque tératogène démontré. L’exérèse chirurgicale du macroprolactinome avant la grossesse est aussi possible et diminue nettement la probabilité de croissance tumorale gravidique (2–3 %). Pendant la grossesse, un macroprolactinome symptomatique sera traité par cabergoline. En cas d’échec (ou d’apoplexie symptomatique) la chirurgie est indiquée, plutôt en fin de 2e trimestre. [...]
Maiter, D., & Chanson, P. (2022). Comment gérer un macroadénome hypophysaire pendant la grossesse ? Annales d’Endocrinologie, 83(5), 277. https://doi.org/10.1016/j.ando.2022.07.021 (Original work published 2022)