Pour les militants qui adoptent une culture politique proche de la « voie de la subjectivité » et privilégient un engagement préfiguratif et performatif). Ces « alter-activistes » cherchent à mettre en pratique les causes et valeurs de leurs mouvements dans leur vie quotidienne (« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde », disait Gandhi) mais aussi dans leurs pratiques et organisations militantes. Les trois pôles de l’engagement (individu, organisation, cause) sont dès lors profondément imbriqués. Cette culture politique fut particulièrement présente parmi les jeunes « alter-activistes », une partie dynamique et créative du mouvement altermondialiste et, plus récemment, des indignés, des mouvements « Occupy » et des jeunes écologistes
Pleyers, G. (2013). Les organisations des mouvements comme espaces d’expérience. In Patricia Vendramin (ed.), L’engagement militant (pp. 130-145). Presses de l’Université de Louvain. https://hdl.handle.net/2078.5/92468