La gouvernance européenne : quel état de la gouvernemance ?
Vercauteren, Pierre
(2010) Belgique, Europe et Mondialisation : quelles équations ? — Location: colloque organisé par l’ISPOLE de l’UCL (13.October.2010)
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Vercauteren, PierreFUCaM
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Dans son principe même, la gouvernance implique le glissement, en terme de normativité du formel vers l’informel, ainsi que le principe d’horizontalité plutôt que de verticalité dans le processus décisionnel envisagé davantage entre une pluralité d’acteurs soit de même nature soit de nature diverses. Le traité de Lisbonne semble marquer une nouvelle étape dans l’évolution de la gouvernance européenne par l’élargissement du champ de compétences de l’Union, mais sous des statuts formels différents. En terme de normativité, la question peut alors être posée de savoir dans quelle mesure le nouveau cadre posé par le traité de Lisbonne pour la gouvernance européenne modifie le glissement observé du transfert du formel vers l’informel, affectant de la sorte la place de l’Etat dans l’UE ? Pour tenter de répondre à cette question, une analyse du traité, plus particulièrement dans sa dimension de répartition des compétences entre les différents piliers sera nécessaire. Si l’on défini la normativité comme la capacité de produire des normes, une telle analyse permettra alors, d’évaluer l’état de la gouvernemance au sein du processus européen, la gouvernemance étant définie la tentative des Etats de résister au glissement du « gouvernement » vers la « gouvernance », du formel vers l’informel, ou encore par cet « entre deux » hésitant et incertain qui caractérise ce qui, d’une part, n’est plus tout-à-fait un système international exclusivement inter-étatique et, d’autre part, n’est pas non plus vraiment un système entièrement sous gouvernance globale.
Vercauteren, P. (2010). La gouvernance européenne : quel état de la gouvernemance ? Belgique, Europe et Mondialisation : quelles équations ?, colloque organisé par l’ISPOLE de l’UCL.