Cet article montre d’une part que la criminologie environnementale s’inscrit dans une tradition critique, dans la droite ligne de ses premiers penseurs, qui s’accompagne d’une critique de nos sociétés industrielles capitalistes : il s’agit de révéler les effets délétères de notre modèle économique sur l’état de l’environnement, de dénoncer l’impunité des puissants, et de se faire porte-parole de la faune et de la flore, victimes silencieuses de ce système. D’autre part, la seconde partie du propos montre que ces dénonciations risquent toujours de soutenir une tentation répressive, notamment en cherchant à réprimer mieux ou davantage ces élites capitalistes. Or, la criminologie critique nous invite toujours à nuancer cette tentation en rappelant les nombreux écueils découlant d’une société punitive.
Marsia, L., Mahieu, V., Jonckheere, A., & Scheer, D. (2026). Punir les atteintes à l’environnement : de la dénonciation à la tentation répressive. La Revue Nouvelle, 1, 47-53. https://hdl.handle.net/2078.5/271154 (Original work published 2026)