Le présent texte a pour objet d’éclairer la manière dont une branche particulière des sciences humaines, la science politique dans ce cas-ci, traite de la proximité, dans la perspective de construire une approche interdisciplinaire pour analyser ce phénomène dans le contexte de la Région bruxelloise. A cette fin, notre contribution s’articule autour des parties suivantes. Dans un premier temps, nous situerons d’abord rapidement les objets et questionnements caractéristiques de la science politique dans le cadre desquels une étude politologique de la proximité est appelée à se déployer (1), afin d’y situer la place que les études politologiques récentes réservent à la proximité (2). Constatant que celle-ci est peu importante (encore qu’il semble qu’elle tende à croître) et qu’elle s’assimile davantage à un objet qu’à un concept, nous chercherons dans un deuxième temps de quels concepts plus courants de science politique on pourrait rapprocher la proximité. Pour ce faire, nous nous doterons d’une définition minimale de la portée de cette notion (3), puis évoquerons 5 notions politologiques courantes qui problématisent des phénomènes qui ont un lien avec la proximité (4). Enfin, dans un dernier temps, munis de ces ressources, nous dessinerons les contours de ce que pourrait être une approche politologique de la proximité, appropriée à l’étude des phénomènes sociopolitiques bruxellois. Nous le ferons d’abord sur un plan (purement) théorique (5), ensuite, à partir d’un cas d’étude, en l’espèce, la circulaire intégration-immigration de 2005, brièvement analysé selon quelques angles d’attaque constitutifs d’une problématique politologique de la proximité (6)
Damay, L., & Paye, O. (2011). La proximité en science politique : un concept pour étudier Bruxelles? In Mincke, Ch. ; Hubert, M. (ed.), Ville et proximité (p. p. 31-50). Publications des Facultés universitaires Saint-Louis. https://hdl.handle.net/2078.5/247562