Si Marie Gevers fait aujourd’hui partie des auteurs “oubliés” de la littérature belge francophone, elle n’en reste pas moins une figure marquante de la première moitié du vingtième siècle. Cette étude s’intéresse à la réception de ses œuvres en Allemagne nazie, où elle sera traduite à partir de 1935. Si le succès de ses différents romans s’est avéré très limité par rapport à ceux d’autres auteurs flamands comme Felix Timmermans, le simple fait qu’elle ait été traduite en allemand dans les années 1930 peut paraître surprenant, dans la mesure où les représentations de sa Flandre native ne correspondaient pas aux attentes littéraires et idéologiques national-socialistes. Ma contribution s’intéresse donc plus particulièrement aux mécanismes et procédés par lesquels Gevers est parvenue à être introduite sur le marché littéraire allemand de l’époque et être acceptée – ou plutôt tolérée – par le système de propagande nazi.
Crombois, J. (2018). Libertés inattendues? A propos de la réception de Marie Gevers dans le Troisième Reich. La traduction de la littérature belge francophone, UMons. https://hdl.handle.net/2078.5/127702