Ce qui fait d'une ville une bonne capitale dépend de multiples critères. La prise de conscience écologique conduit à accorder plus d'importance à l'un d'entre eux: la localisation plus ou moins centrale au sein du territoire. Quelle ville européenne répond le mieux à ce critère? Le choix de Bruxelles comme capitale de l'Union européenne est-il susceptible de résister à la croissance de son importance? Et à la poursuite de l'élargissement vers l'Est? Pour répondre à ces questions, cet essai définit quatre centres de gravité — "diplomatique", "démographique", "métropolitain" et "citoyen" — et mobilise des bases de données et techniques de calcul nouvellement disponibles. Dans le cadre de l'Europe des 27, Prague arrive en tête du point de vue "diplomatique", Francfort du point de vue "démographique", Luxembourg du point de vue "métropolitain" et Bruxelles du point de vue "citoyen". Dans un scénario maximaliste d'élargissement vers l'Est, ce quatuor est remplacé par Vienne, Munich, Strasbourg et Bruxelles. Le quatrième critère, le plus favorable à Bruxelles, est aussi, à première vue, le plus instable. L'essai se termine par une réflexion sur les mécanismes susceptibles d'assurer que Bruxelles garde la "centralité citoyenne" que les hasards de l'histoire lui ont conféré.
Affiliations
USL-BFaculté de sciences économiques, sociales et politiques
Van Parijs, P., & Van Parys, J. (2010). Bruxelles capitale de l’Europe: un choix écologiquement défendable? Brussels Studies, 38. https://hdl.handle.net/2078.5/34974 (Original work published 2010)