La crise comme "pestis". La "religion" n’a- t-elle vraiment rien à nous dire sur ce que nous vivons ?

(2021) Du confinement au monde d’après. Quelles réponses des sciences humaines. 2e journée — Location: Université Saint-Louis – Bruxelles (21.May.2021)

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Le mot latin "pestis" désigne la crise dans sa dimension collective de "ruine, effondrement", c’est la crise de l’ordre culturel dans son ensemble, ce que René Girard appelle la "crise sacrificielle", liée aux notions de contagion et de souillure. Les ressources que la religion romaine offrait pour y remédier, l’éviter ou en sortir, étaient d’ordre rituel. Elles relevaient à ce titre du droit public: comme le note Ulpien dans le Digeste, en effet, le droit public consiste dans les sacrifices, les prêtres et les magistrats (D.1,1,1,2). Le propos vise à dresser une comparaison fort éclairante de nos pratiques entre la rhétorique des prêtres anciens, quant à l’opportunité des procédés mis en œuvre en contexte de "pestis", et celle de nos experts "microbiens", en procédant d'après les catégories rhétoriques traditionnelles depuis Aristote du logos, de l'ethos et du pathos.
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Ruelle, A. (2021). La crise comme “pestis”. La “religion” n’a- t-elle vraiment rien à nous dire sur ce que nous vivons ? Du confinement au monde d’après. Quelles réponses des sciences humaines. 2e journée, Université Saint-Louis – Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/166561