Les Filles du Cour de Marie, fondées en 1791 par une femme de la haute aristocratie française, Adélaïde Champion de Cicé, vivent « dans le monde ». Leur société religieuse est secrète et se caractérise par l'absence de tout signe extérieur d'appartenance religieuse (ainsi que par l'absence d'une vie en communauté). Même si Adélaïde Champion de Cicé ne publie aucun livre, l'élaboration des normes de sa société (inspirées de celles de la Compagnie de Jésus) et sa correspondance avec son directeur spirituel, le jésuite Pierre de Clorivière, permettent d'appréhender la construction d'une identité collective religieuse, active et moderne. Quelles étaient les conditions intellectuelles de l'action des Filles du Cœur de Marie ? Quelles étaient leurs lectures ?
Barthélemy, S. (2016). Lectures de religieuses de la Contre-Révolution. La bibliothèque parisienne des Filles du Cœur de Marie. In Preyat, Fabrice (ed.), Femmes des anti-Lumières, femmes apologistes (Éditions de l’Université de Bruxelles, p. p. 23-38). Editions de l’Université de Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/123261